‹ Études évangéliquesChapitre 10 sur 260 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

l'influence et de la propager, il était impossible, dès l'âge apostolique, d'en revivre le point de départ. En interprétant l'Évangile qu'ils font profession de raconter, les évangélistes sont dans leur rôle et font œuvre d'apostolat; ils nous ont sans doute lait perdre assez peu de chose de ce qu'ils auraient pu nous apprendre s'ils avaient voulu n'être qu'historiens ; et, sans y penser, ils nous instruisent sur la façon dont la religion du Christ a pu se former dans le monde juif, puis se répandre dans le monde païen. Il s'agit seulement de les bien entendre.

Les paraboles sont une partie considérable de l'enseignement de Jésus, la plus originale pour la forme et la plus caractéristique de l'attitude prise par le Christ docteur. Mais, comme le reste de l'Evangile, elles ne peuvent être utilisées par l'historien qu'après un examen critique de la tradition qui les a conservées, et du rapport de leur texte avec la parole vivante du Maître à qui on les attribue. Cet examen est d'autant plus indispensable que la véritable nature des paraboles est encore aujourd'hui matière à discussion. Un ouvrage capital ', et qui semble définitif dans ses conclusions essentielles, a été publié sur le sujet par M. A. Jiilicher, professeur à l'Université de Marbourg. La présente étude n'en est ni une analyse, ni une critique, mais elle se fonde, dans l'ensemble, sur le travail de Téminent exégète allemand, dont elle pourra faire connaître dans notre pays la thèse générale sur la nature des paraboles, avec les arguments qui l'appuient.

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