‹ Études évangéliquesChapitre 11 sur 260 · Luc, IV · texte numérisé non relu

Luc, IV

plus développés qui ont le caractère d'apologues, comme les paraboles du Festin, des Talents, des Dix vierges, et autres semblables, ou d'exemples typiques tels que l'histoire du Pharisien et du publicain. C'est tout cet ensemble qu'il convient de considérer si l'on veut se faire une idée de la parabole évangélique. Il est d'ailleurs assez difficile de fixer des limites entre la comparaison et la parabole proprement dite, car il y a des paraboles qui ne sont guère plus développées que des comparaisons, et des comparaisons qui tendent à former récit et conséquemment parabole ^

Toutes ces comparaisons et paraboles sont-elles authentiques, et dans quelle mesure le sont-elles? Une école récente, représentée surtout par des critiques hollandais, regarde comme entièrement dépourvus d'authenticité le contenu des Evangiles synoptiques et les Epîtres de Paul. Mais cette négation radicale procède d'une théorie préconçue du développement chrétien et d'une interprétation plus ou moins artificielle des textes évangéliques. En ce qui concerne les paraboles, elle résulte d'une exégèse qui méconnaît le véritable caractère des documents à expliquer, en y voyant des allégories mystérieuses sous lesquelles se cacherait une philosophie de la religion qui n'a pu être enseignée par Jésus. Les critiques allemands de l'école de Tubingue et Renan ~ lui-même ont pensé découvrir qu'un petit nombre de paraboles reflétaient les tendances et les dissentiments qui se sont produits dans l'Église primitive. Ainsi la parabole des Ouvriers de la vigne aurait été conçue pour justifier la

1. JûLiCHER, II, vm, compte, dans les trois Synoptiques, vingt-huit similitudes ou simples comparaisons, vingt et une paraboles et quatre exemples; ces derniers dans Luc, x, 29-37 (Samaritain); xii, lG-21 (Riche insensé); xvi, 19-31 (Riche et Lazare); xvni, 9-14 (Pharisiea et publicain).

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