Cf. Grill
près de lui, mais uni à Iui^ et, si l'on peut dire, occupé de lui, ce qui suppose une distinction personnelle entre Dieu et le Logos. Le mot « Dieu » désigne ici le Père, selon l'usage commun du Nouveau Testament. L'évangéliste ne pouvait guère employer le mot « Père», n'ayant pas encore parlé du Verbe comme fils, d'autant que l'artifice de la première strophe réclamait l'emploi du mot « Dieu « à la fin du second membre de phrase, pour la reprise du troisième 2. Jean ne dirait pas que Dieu était « vers » le Logos ; le rapport qu'il a en vue n'implique pas seulement l'union, mais une sorte de subordination transcendante du Logos à Dieu, qui est associée à la communauté de nature entre les deux^.
«Et le Verbe était Dieu. » Dans cette proposition, le mot Geoç n'a pas l'article, afin de prévenir une équivoque ; car autrement on aurait pu traduire « Dieu était le Verbe », ou comprendre que le Verbe était personnellement identique à Dieu (le Père), mentionné dans la proposition précédente. Le sens de la phrase est évidemment : « Et le Verbe était de nature divine^. »
Le premier membre de la seconde strophe résume l'enseignement de la première, et cet enseignement sert de point de départ à un développement nouveau. Le Verbe
1. « Idem est apud Deum quod in sinu Patris (v. 18). » Maldonaï, II, 386.