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2. « De illa ipsa vita Joannes, non quatenus Verbi, sed quatenus nostra erat, loquebatur. » Maldoxat, II, 397. Cf. l Jean, i, 2 : xal r, Çwyj èçivîpw^Tj, xa\ écosâxaoev xx\ u.aoTucoj'j.ev xat àrxvvéXXofisv uaîv t/jv^ Çw/,v tï;v zlwviov, r,rt; ir,v :Tpb; TÔv tcitéîz xal s^xveîtoOYi 'TfU.ly, Grill, 93, dit que les vv. 4-5 du prologue se rapportent au rôle du Verbe dans le monde avant l'incarnation ; la lumière de ce temps n'aurait pas encore été la vraie, parce qu'elle brillait dans les ténèbres. Mais peut-il dépendre des ténèbres que le Verbe soit ou non la vraie lumière ? De même que le v. 4 correspond au v. 9, le v. 5, la lumière dans les ténèbres, correspond aux vv. 10-11. le Verbe dans le monde qui ne le reçoit pas.
« La lumière luit dans l'obscurité. » Cette lumière est celle que Je Fils de Dieu répand dans le monde. La lumière et l'obscurité sont des termes métaphoriques et représentent la vérité et l'erreur, la lumière du Christ et la corruption du monde. On ne doit pas prendre la proposition tout entière pour une comparaison dont le terme principal serait sous-entendu : comme la lumière brille dans l'obscurité, ainsi la vérité du Christ paraît dans le monde. La lumière dont il s'agit est « la lumière des hommes », celle qui accompagne la vie offerte par Jésus, selon qu'il est dit au verset précédent. Le mot qui sert d'attribut dans la dernière proposition de ce verset, et qui est répété comme sujet dans la proposition suivante, doit avoir une signification identique dans les deux cas. De même a l'obscurité » doit représenter le monde à qui la lumière est proposée, et qui résiste à la lumière. Si l'évangéliste emploie le présent, c'est que la manifestation dont il parle n'a pas cessé encore, et que tous les croyants en profitent '. La lumière n'est pas étouffée par les ténèbres. Le Verbe fait chair a « vaincu le monde ~ ».
Si l'on entend la dernière proposition de cette strophe dans le sens que lui donnent les Pères latins et la plupart des interprètes modernes : « Et les ténèbres ne l'ont pas reçue », les hommes ne s'élant pas approprié la lumière ^, cette partie du prologue finira sur une pensée vague, sans objet précis, presque contradictoire. On vient de montrer la lumière brillant dans les ténèbres : il est donc certain déjà que les ténèbres n'ont pas reçu en elles la lumière, sans quoi elles ne seraient plus ténèbres.
1. Cf. I Jkan, II, 8 : OTt 7) (îxoTt'a TrapàyeTat xal to cpioç to àXY|Otvàv •/jSv) çpatve'..