‹ Études évangéliquesChapitre 120 sur 260 · Cf. Matth. XI, 3; Luc, vu, lO · texte numérisé non relu

Cf. Matth. XI, 3; Luc, vu, lO

6. ScHMiEDEL [art. cit. 1800) voit une antithèse entre la lumière qui « venait » éclairer les hommes avant l'incarnation, et le Verbe incarné

Le monde au milieu clu([uel était le Verbe n'est pas l'univers considéré dans son ensemble, ni les créatures raisonnables qui ontexisté sur la terre depuis le commencement, mais le monde pris au moment de l'incarnation, et considéré principalement dans les hommes alors vivants, parmi lesquels on doit encore distinguer ceux qui ont pu voir le Verbe fait chair sans vouloir le reconnaître. Nulle part dans le prologue on n'envisage directement le rapport du Verbe avec le monde avant l'incarnation, si ce n'est pour faire valoir sa participation à l'acte créateur. Insensiblement le Logos est substitué à la lumière comme sujet du discours; mais la lumière (ou la vie) étant essentiellement liée à la manifestation du Verbe dans la chair ^, le Verbe intervient comme celui qui procure aux hommes la vie spirituelle et la leur procure abondamment ^. L'opposition rencontrée par Jésus est indiquée d'abord en général. Le Verbe apportait au monde la lumière de vie, et le monde, la majorité des hommes à qui cette lumière a été proposée, n'a pas connu le Verbe, n'a pas cru en Jésus.

C'est la même idée qui est exprimée de façon plus nette dans le verset suivant : « 11 est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. » Les hommes sont visés directement. Beaucoup d'interprètes pensent même que les Juits sont dénoncés de manière expresse, comme étant, parmi les hommes, ceux qui ont rejeté le Verbe. La Judée serait dite la propriété du Verbe, parce que ce fut la terre du Seigneur, et les Juifs seraient dits les familiers du Verbe, les gens de sa maison, parce qu'ils étaient le peuple de

qui a « habité » parmi eux. Mais en quoi la venue s'oppose-t-elle au séjour ? N'en est-elle pas la condition préliminaire ?

1. Dans tout l'Évangile a la venue » s'entend de la manifestation du Verbe incarné ; de même « la lumière » s'entend du Verbe révélé en •lésus. Cf. m, 19; VIII, 12; ix, 5, etc.

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