Baldensperger
4. .\pHRA\TES, ap. Resch, 62 : vc La vérité de la Loi est arrivée par Jésus-Christ ».
rapport logique entre ce qui est affirmé d'abord touchant la grâce procurée par le Verbe fait chair , et ce qui est dit ensuite de la Loi et de cette grâce, sera beaucoup plus naturel et plus étroit si l'une et l'autre sont d'abord signifiées dans la formule : « grâce pour grâce ' ».
La grâce est par excellence le don du Verbe fait chair. Si la Loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. L'évangéliste ne veut pas tant prouver la supériorité de Jésus-Christ sur Moïse, supériorité qui n'a pas même besoin d'être indiquée, puisque Jésus- Christ est le nom historique du Verbe incarné, que de faire ressortir la prééminence de l'Evangile relativement à la Loi. Qu'est-ce que la Loi, sinon la volonté de Dieu manifestée au peuple juif par le ministère de Moïse ? Ce que Jésus apporte n'est pas un commandement, mais un don véritable, le don du salut, la vraie grâce, le don de la vérité, de la pleine connaissance de Dieu ; et c'est aussi la véritable révélation, le vrai salut dont la Loi n'était, pour ainsi dire, qu'une ombre. La Loi réclame des serviteurs, et les serviteurs ne savent pas ce qui fait leur maître ; les disciples de l'Evangile sont les amis de Jésus, qui leur a révélé tout ce qu'il a appris de son Père -. La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ, qui les possède en plénitude "^ : on ne dit pas qu'elles ont été données, comme la Loi, et ce n'est pas seulement parce que l'idée de don est déjà contenue dans le mot de grâce ^, mais parce que la