‹ Études évangéliquesChapitre 138 sur 260 · V. 18. 0eov oùSetç éwçaxev "ZbyTzozf · texte numérisé non relu

V. 18. 0eov oùSetç éwçaxev "ZbyTzozf

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arrive à la conclusion : « Ceci a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, croyant, vous ayez la vie en son nom ^ »

Dieu est invisible par nature. Nul mortel ne l'a contemplé. Comment faut-il comprendre les théophanies de l'Ancien Testament? Les patriarches n'ont-ils vu qu'une image sensible de Dieu ? S'il fallait étendre à toutes les théophanies anciennes ce qui est dit plus loin au sujet d'Isaie ^, on pourrait croire que les patriarches et les prophètes ont vu la gloire du Verbe '^. L'auteur, qui n'a pas insisté, dans le prologue, sur le rôle du Verbe depuis la création, aurait néanmoins conçu le Verbe comme le médiateur de toute la révélation. Cette idée, que beaucoup d'anciens Pères ont adoptée, n'a rien que de conforme à la notion même du Logos. C'est par son Verbe que Dieu a créé le monde ; c'est par son Verbe qu'il a parlé aux hommes, avant que le Verbe lui-même se fît homme pour la révélation dernière de Dieu.

Celui qui apporte cette révélation est qualifié de « Monogène divin » dans les manuscrits les plus autorisés ^, dans saint Irénée ^, Clément d'Alexandrie, Origène et plusieurs anciens Pères. La leçon plus facile, « le Fils unique », est aussi très anciennement attestée par les témoins occidentaux. A ne considérer que les garanties extrinsèques, on pourrait hésiter entre la leçon orientale et la leçon occidentale, et se demander, pour finir, si la rédaction primitive n'aurait pas été : « Le Monogène qui est au sein du Père. » Les uns auraient complété la pensée en ajoutant le mot « Dieu » h « Mono-

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