Mkyer-Weiss
ariens s'en servaient comme les orthodoxes, et peut-être a-t-elle paru à plusieurs de ceux-ci avoir un son arien '. Nonobstant ces arguments, la répétition du mot « Dieu » dans les deux premiers membres de phrase est peu naturelle, parce que Ton ne voit pas bien le rapport du second terme, « Monogène Dieu », au premier, « Dieu », que « nul n'a vu » '. Et si une théologie commune a pu préférer « le Fils monogène », une théologie plus raffinée n'aurait-elle pu introduire « le Monogène Dieu », pour signifier plus clairement que le Verbe-Dieu avait pu seul révéler Dieu -^ ? Le « Fils monogène » semble répondre à ce qui a été dit précédemment de la gloire qu'un fils unique doit tenir de son père ^. Il est permis d'hésiter entre les deux leçons, et peut-être de préférer la leçon occidentale. Le Fils unique est dans le sein du Père. Les anciens commentateurs entendaient volontiers cette assertion de la présence éternelle du Fils dans le Père, tandis que les critiques modernes, ne croyant pas pouvoir traduire le participe ^ par « qui était », et l'entendre du Verbe avant l'incarnation, le rapportent au présent de l'évangéliste. Au commencement le Verbe était en Dieu ; et il y est encore maintenant, étant retourné au sein du Père. Cette interprétation parait devoir être admise, en tant qu'il s'agit de déterminer le sens précis du texte, et non la question théologique de la permanence du Verbe auprès du Père pendant la vie terrestre de Jésus. Un passage parallèle, qu'on pourrait citer à l'appui de l'interprétation ancienne.