Cf. HOLTZMANX
2. Le cas n'est pas le même qu'au v. 1, où Osd;, appliqué au Verbe, s'oppose à TÔv 6âov; ici aovovevy;; Oîd; s'opposerait à Oôôv, sans article.
3. La désignation : a un Monogène divin », est d'une indétermination bizarre, le révélateur étant déjà connu. Mais si l'on a voulu remplacer •jidç par Osô;, la suppression de l'article s'imposait, d'après la règle constatée par Origène [supr. p. 128, n. 4).
donne lieu à la même difficulté. « Nul n'est monté en ciel, lit-on dans le discours à Nicodème, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel * ». Ainsi Jésus parlerait de lui-même comme étant actuellement au ciel. Mais il faut tenir compte du caractère impersonnel que prend le discours, à partir de cet endroit. Jésus a commencé le développement; l'évangéliste le continue avec lui et pour lui. Dans un cas comme dans l'autre, l'auteur proclame l'impuissance des Jiommes à connaître Dieu en lui-même : nul n'a jamais vu Dieu, nul n'étant monté au ciel ; celui qui l'a révélé aux hommes, c'est le Monogène divin, celui qui est descendu du ciel, celui qui est au ciel, dans le sein du Père. Le rapport métaphysique et absolu du Verbe avec Dieu n'est pas ce qui préoccupe l'écrivain, lorsqu'il parle du Verbe révélateur, et l'on peut dire qu'il n'y a pas égard en décrivant, pour l'unité de la perspective, comme une histoire du Verbe, dont l'éternité marque le premier moment, la création le second, l'incarnation le troisième, et le retour au Père le quatrième et dernier. Il est donc plus conforme au schéma de cette histoire figurée d'entendre du Messie glorieux, du Verbe retourné à Dieu, qui l'a envoyé, les paroles : « qui est au sein du Père », « qui est au ciel ». Certains interprètes * jugent que ce sens est insinué, dans notre passage, par l'emploi d'une préposition qui implique mouvement et qui marquerait le retour du Verbe incarné près de son Père. Cependant, comme le participe « étant » exclut l'idée d'une démarche, il ne paraît pas possible que le mouvement impliqué dans la proposition ait une telle amplitude. Ce mouvement est celui de l'enfant qui se presse contre
1. III, 13. Les derniers mots : ô côv Iv toi oùpavco, manquent dans plusieurs anciens témoins, mais ils paraissent nécessaires pour l'équilibre de la |)hrase.