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A. LoisY. 13
ont déjà la vie par lui. Le bonheur éternel et la résurrection glorieuse ne se confondent plus, dans la perspective, avec le salut que Jésus apporte maintenant : ils en sont comme le terme logique et le couronnement naturel. Mais toute vie de créature a un commencement. La vie supérieure que Jésus donne procédera d'une génération et se manifestera dans une naissance surnaturelles, qui seront son point de départ nécessaire. Pour avoir « le royaume de Dieu », pour avoir la vie, il faudra commencer par naître à la vie. Le mot àvcoGsv, que Tévangéliste a employé pour caractériser cette naissance, est susceptible d'une double interprétation : c'est un adverbe qui, par rapport au lieu, signifie « d'en haut * » ; par rapport au temps, « du commencement-», et, s'il est déterminé par un autre adverbe marquant la répétition, « en recommençant ^ » ; dans le second sens, par rapport au sujet déjà existant, et sans complément indiquant la répétition, il peut signifier K à nouveau », « pour commencer ^ ». C'est en ce dernier sens que le prennent un très grand nombre d'interprètes, et ils trouvent dans le contexte tous les arguments désirables pour appuyer leur thèse. Nicodème a cru que Jésus parlait d'une naissance nouvelle, non d'une naissance surnaturelle, et il objecte l'impossibilité où se trouve l'homme, une fois né, surtout vieux, de naître une seconde fois. On pourrait dire que Nicodème, faisant un contresens touchant la nature de la naissance dont il s'agit, a bien pu se tromper sur la circonstance indiquée par