‹ Études évangéliquesChapitre 16 sur 260 · Cf. JiJLicHER, I · texte numérisé non relu

Cf. JiJLicHER, I

2. Ap. JùLicHER, I, 175, d'après Jacobi, T/ie Sacred books of the Hast, XLV.

rÉvangile des Hébreux -, où les trois serviteurs représentaient trois types différents : le premier serviteur dépensait son argent en fête avec des femmes ; le second le faisait fructifier ; le troisième le cachait; à la fin celui-ci était blâmé, le second récompensé, le premier puni. Cette combinaison ne vient pas de l'Inde. C'est une retouche de la parabole de Matthieu -, au moyen d'un trait emprunté à la parabole du .Mauvais serviteur ^, avec influence secondaire de l'Enfant prodigue ^, parce que l'on jugeait trop puni le serviteur qui avait enfoui les talents, sans rien gagner ni perdre, et que l'on voulait avoir un exemple figurant le chrétien de mauvaise conduite ^. L'hypothèse d'une dépendance littéraire ou même d'une dépendance quelconque des Evangiles à l'égard des paraboles bouddhiques reste indémontrable. La parabole des Trois marchands peut être l'interprétation allégorique d'une simple fable beaucoup plus ancienne. Il n'est pas impossible que des thèmes de fables et de contes populaires soient venus de l'Inde jusqu'en Palestine, mais le fait demeure incertain et sans importance réelle. Jésus n'a pu prendre à la tradition de son pays que la matière et le cadre de certains récits ; le sens qu'il leur donne et la vie qu'il leur communique viennent de lui.

Le Christ a dans la parabole une maîtrise unique et incomparable; il n'est pas imitateur; il ne dépend d'aucun livre, d'aucun maître, d'aucune tradition savante.

1. D'après EcsÈbe, Theophania, xxii. Tô et; TjJjlïç tjxov éSoaïxoi; /2paxTT,C7'.v £Javv£À'.ov T/;v àr£'.XT,v où xarà to-î àroxs'J']»avTOç Ix/jev, aAÂx xïTz -o\t xcwTto; £^t,xÔto; •-rpstç vip oo-JÀou; -zz'.zlyt, tôv [asv xarasa- YovTa TT.v j-ap^tv toj oï-rrrorou u.£Tà t.oz^m^ xx: ajÂf.TpiOwv, tôv û£ zû)J^a- TrXa-JtaiavTa t7;v ipvaî-av, tôv os xiraxp-Ji/avTx to TÎXavTOv dxx ràv {Jièv a7:oo£/6T,vat, tôv oà u.£|X96f,vaî aôvov. tov os cuyxkv.ahryxi Seauuornpco)-

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