‹ Études évangéliquesChapitre 163 sur 260 · HOLTZMAXX · texte numérisé non relu

HOLTZMAXX

214 ÉTUDES ÉVA.NGÉLIQUES

Père ? Ce ne doit pas être sans raison que l'auteur emploie ici le nom de « Fils de l'homme » ; il pense au Christ des Synoptiques et à l'interprétation messianique du passage de Daniel ^ où l'on voit un être céleste « pareil à un fils d'homme, qui vient sur les nuées du ciel » ; il conçoit ce Fils de l'homme comme préexistant réellement à l'incarnation, et par conséquent il l'identifie, d'une certaine manière, au Verbe ^. Aurait-il voulu marquer en termes formels la permanence auprès du Père, dans le ciel, de ce type éternel, qui est le Verbe et qui s'est manifesté en Jésus ? Aurait-il ainsi préludé, en un sens, à la doctrine théologique des deux natures dans l'unité de la personne ? Rien ne s'y oppose absolument, et le passage parallèle du prologue ^ : ce Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils Monogène, qui est dans le sein du Père, nous l'a fait connaître », en recevrait quelque éclaircissement. Le Verbe, le Monogène, le Fils de l'homme, seraient, pour Jean, des définitions du Christ préexistant ^, bien qu'elles se rapportent à lui par des raisons différentes ; et quoique l'incarnation ait amené sur la terre le Verbe, Monogène divin et Fils de l'homme, ce Christ céleste ne laisserait pas, dans la pensée même de l'évangéliste, de rester auprès du Père, tout en s'extériorisant sur la terre et dans l'humanité ; l'entrée de Jésus dans la gloire serait comme un retour du Verbe incarné à son type éternel. On rejoindrait ainsi le sens spirituel, qui, dans notre passage aussi bien que dans le prologue, transparaît sous la lettre. Car il paraît certain que l'évangéliste, en écrivant : « Nul n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel », pensait que Jésus était

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