Cf. Grill
L EAU ET L ESPRIT
monté au ciel, après en être descendu par l'incarnation du Verbe ; et en ajoutant les mots : « qui est au ciel », à la mention du « Fils de l'homme », il songeait à Jésus assis à la droite du Père, après sa résurrection. 11 était impossible de réunir en trois propositions plus de « choses célestes ». Le sens spirituel qui vient d'être indiqué n'est pas à prendre pour le sens unique du texte ' ; et si l'on ne devait admettre qu'un sens, il faudrait s'en tenir à l'idée du séjour naturel.
Mais il faut garder les deux sens, cartons les deux sont nécessaires et se poursuivent dans le discours. Jésus vient de dire qu'on doit croire en lui parce qu'il est le vrai Messie, le « Fils de l'homme », qui est descendu du ciel, qui est au ciel. Il ajoute qu'on doit croire en lui parce qu'il sera « élevé » tout exprès afin que les hommes, le vovant « élevé », croient et trouvent la vie dans la foi. « El comme Moïse, dit-il, a élevé le serpent dans le désert ■^, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout crovant ait par lui la vie éternelle ^. » Au sens littéral, indiqué d'abord par la comparaison avec le serpent d'airain, et confirmé par un autre passage du quatrième Evangile ^, « l'élévation » de Jésus est le crucifiement. La comparaison porte beaucoup moins sur le serpent mosaïque et sur le Christ, que sur le fait de la