‹ Études évangéliquesChapitre 166 sur 260 · XII · texte numérisé non relu

XII

guérison obtenue parles Israélites en regardant le serpent d'airain, et celui de la vie éternelle obtenue par les entants de Dieu en croyant au Fils de Dieu crucifié ^. Ceux-ci sont sauvés en contemplant la croix avec le regard de la foi ; et la ce chose céleste » que leur foi embrasse est uniquement l'amour de Dieu pour les hommes, révélé par le don qu'il fait de son Fils. Toutefois cette « élévation » n'épuise pas toute la pensée du texte, et l'évangéliste s'est abstenu de déterminer le verbe par un complément circonstanciel, afin que l'esprit du lecteur puisse passer, sans effort, de « l'élévation » matérielle sur la croix, à « l'élévation » spirituelle dans la gloire, la première étant la condition providentielle et aussi la figure de la seconde. De même que, plus haut, l'ascension du Christ était à l'arrière-plan du discours, son exaltation définitive et permanente à la droite du Père apparaît derrière la croix, pour en supprimer l'horreur. La foi qui sauve n'est-elle pas la foi au Christ glorifié, après avoir été, et pour avoir été crucifié ?

La raison pour laquelle Dieu « élèvera » son Fils, le laissera crucifier, le conduira à la gloire par le supplice, c'est qu'il veut, par ce moyen, procure;' au monde la vie éternelle. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » Le « monde » s'entend ici des hommes que Dieu appelle au salut, et en tant qu'ils y sont appelés, que plusieurs y répondent ^ il y a un mortde livré au mal, pour lequel Jésus ne fera même pas une prière -^ Le Père « a donné son Fils '. » Après ce qui a été insinué du crucifiement, il est peu probable que ce

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