‹ Études évangéliquesChapitre 185 sur 260 · Cf. Marc, vi · texte numérisé non relu

Cf. Marc, vi

ait eu le temps de la renvoyer, elle ne songe à rien moins qu'à acclamer Jésus comme le Messie promis à Israël, mais le Messie national, qui doit relever le trône de David. Comme l'évangéliste a eu soin de faire dire par Jean-Baptiste que celui-ci n'est pas « le prophète » ^ il fait proclamer par la foule que Jésus l'est « vraiment » ~. Il semblerait pourtant qu'un intervalle se place encore entre le repas et la résolution de la foule, puisque le récit continue comme si Jésus n'était pas auprès d'elle et n'avait besoin que de ne pas se laisser trouver, pour échapper aux sollicitations et à l'entreprise de ceux qui veulent s'emparer de sa personne afin de l'emmener à Jérusalem et de le faire roi. Les commentateurs se demandent si le Sauveur, qui était déjà sur la montagne quand il a vu venir à lui la foide, sera descendu pour la multiplication des pains, ce qui lui permettrait de remonter après le miracle ^; ou bien, comme on ne voit pas qu'il soit descendu, ni même qu'il ait pu descendre, si le repas n'a pas eu lieu à mi-côte, en sorte que Jésus, se retirant « de nouveau », comme il avait fait déjà en franchissant le lac^ aurait continué de monter, laissant le peuple où il était ^. Aucune de ces deux combinaisons n'est satisfaisante, parce que toutes les deux vont, d'un côté ou de l'autre, contre les données du texte. Sans invoquer la géographie qui, dit-on, ne permettrait pas de placer le festin au bord du lac, ni de supposer un sommet plus élevé que le plateau où le repas a eu lieu, on doit remarquer simplement qu'il y a une incohérence dans le récit évangélique, si on le prend comme la représentation purement historique d'un fait donné. La montagne où Jésus se retire après la multiplication des pains ne peut être que celle où il était déjà

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