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pour leur procurer la nourriture éternellement vivifiante. La foule ne songe pas qu'à manger du pain, puisqu'elle voulait s'emparer de Jésus pour le faire roi ; mais ce désir même n'avait rien de spirituel ; c'était toujours l'appétit d'un bien matériel, non du vrai pain de vie. La nourriture terrestre est dite périssable en tantquecorruptible en elle-même et passagère dans son effet. Ce qu'il faut entendre par la nourriture « qui demeure à vie éternelle », le reste du discours le montrera. Ce n'est pas seulement la bonne nouvelle de l'Evangile ^ mais tous les biens spirituels que l'Evangile annonce, et la foi, et Jésus luimême^. Le sceau du Père sur le Fils de l'homme n'est pas uniquement la vocation providentielle du Messie, mais son sacre par l'incarnation ^, qui a été pour lui ce qu'est le sceau du baptême pour ses fidèles, et dont les miracles sont comme le témoignage permanent. Celui qui a posé ce sceau sur le Fils de l'homme n'est pas autre que le Père, c'est-à dire Dieu même ^. Et l'on voit maintenant pourquoi l'auteur s'est abstenu de dire que le Christ avait été baptisé par Jean. Le Précurseur a ])u voir Jésus dans l'eau du Jourdain, mais c'est Dieu qui a baptisé le Christ par le Verbe-esprit.
Les Juifs demandent ce qu'il faut faire pour obtenir le don surnaturel que Jésus a en vue ; ils voudraient savoir quelles œuvres particulières Dieu réclame de ceux qui souhaitent l'obtenir. Ce qu'ils sollicitent n'est pas une ins-