Remarque de Holtzmann
A. LoisY. 17
Jésus en est rexplicatioii transcendante et symbolique. Leur demande n'est pas censée impliquer un sentiment d'ironie ou de défiance ^ Selon leur raisonnement, Jésus, pour se mettre au-dessus de Moïse, devrait faire quelque chose d'analogue à ce que Moïse a obtenu pour le peuple dans le désert. Ils ne voient pas que le pain de vie offert à tous les hommes est d'une tout autre nature que la manne donnée à Israël.
Jésus se désigne lui-même comme le pain de vie ^ dont il a voulu parler, et il explique pourquoi il est ce pain de vie : « Qui vient à moi n'aura pas faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif •^. » 11 faut donc venir à Jésus pour recevoir le pain de vie, et croire en lui pour se l'approprier. Ce n'est pas à dire que le Christ soit le pain de vie seulement parce qu'il est la révélation de Dieu et l'objet de la foi. Il est la grâce en même temps que la foi, ou plutôt il est Dieu donné à la foi. La pensée de l'eucharistie n'est pas au premier plan dans cette partie du discours, mais elle est présente à l'esprit de l'auteur, étant comprise dans la communion divine qui se réalise par le Christ au sein de l'humanité. L'image de l'eau de vie est rappelée implicitement, pour être associée à celle du pain de vie. Mais cette assertion de Jésus est plutôt destinée à définir sa véritable situation à l'égard des croyants, c'est-àdire à édifier le lecteur de l'Evangile, qu'à éclairer ses auditeurs; car il ajoute aussitôt, sans attendre l'effet de ses paroles : « Je vous l'ai dit, vous m'avez vu, et vous ne croyez pas ». Jésus se réfère à ce qu'il a dit pour commencer ^ : « Vous me cherchez, non parce que vous avez