‹ Études évangéliquesChapitre 205 sur 260 · Vv · texte numérisé non relu

Vv

donnée synoptique sur l'endurcissement des Juits *. Jean citera bientôt un autre passage d'Isaïe, mais il a présenta l'esprit celui que les Synoptiques ont introduit après la parabole du Semeur -, et qu'il paraphrase à sa manière, sans alléguer le texte. « Nul ne peut venir à moi, dit Jésus, si le Père, qui m'a envoyé, ne l'attire. » Si donc les Juifs ne viennent pas au Christ, c'est qu'ils ne sont pas attirés par le Père ; ils ne sont pas.de ceux que le Père a donnés au Fils ; ils ne sont pas prédestinés au salut. L'incrédulité d'Israël est expliquée, pour autant qu'il y a explication, par le dessein mystérieux et insondable de la Providence. La question ultérieure, que saint Paul a formulée, sauf à la retirer aussitôt devant le principe de l'incompréhensibilité divine *, n'a pas même été posée. Jean ne scrute pas le motif de la prédestination. Jésus est venu sur la terre pour a réunir les enfants de Dieu qui étaient dispersés '* ». Ceux qui ne viennent pas à lui n'avaient pas celte vocation d'enfants de Dieu ; ceux qui sont de Dieu écoutent la parole de Dieu, et si l'on n'écoute pas Jésus, c'est que l'on n'est pas de Dieu \ D'autre part, l'évangéliste a déjà dit que le Verbe lumière donne à tous ceux qui le reçoivent la faculté de devenir enfants de Dieu ^. Il croit donc à la lois, sans le dire expressément, que l'élection et la réprobation résultent d un secret dessein de la Providence, et que c'est néanmoins pour avoir librement accepté ou rejeté la parole du salut que l'on est enfant de Dieu ou enfant du diable ". « Être de Dieu '^ » ou « être de la

1. Cf. Marc, iv, 11-12; Matth. xiii, 10-15; Luc, viii, 10 Jean, xii, 40). Supr. |). 100.

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