‹ Études évangéliquesChapitre 209 sur 260 · Cf. XIV · texte numérisé non relu

Cf. XIV

3. 0 7rt(jTeu(ov, sans complément Plusieurs témoins ajoutent elç èixé. Les versions syriaques du Sinaï et de Cureton disent « en Dieu ». D'où il résulte assez clairement que l'addition est, de part et d'autre, une glose explicative.

4. V. 50. outÔç èariv ô àpTo; 6 âx tou oùpavoù xarapaivcov. Vva Ttç È; aÙTOù !j>xYYi '**' î^'l àiTTo6àv7i. La conjonction t'vx ne dépend pas directement de xaxapacvwv, mais de la proposition tout entière, bien qu'on ne doive pas traduire : a Ce pain, qui descend du ciel, est de telle nature que celui qui en mange ne meurt pas », mais : « Ce » pain dont je parle « est le pain qui descend du ciel », le pain qui fait « que celui qui en mange ne meurt pas. » « Nec enim id agebat Christus ut doceret quam

en se donnant lui-même; il offre sa chair, comme un pain à manger, pour la vie du monde. Maldonat • s'étonne que les anciens Pères grecs ne se soient pas arrêtés davantage à l'objection que provoquent nécessairement les paroles du Sauveur touchant la mort des Israélites et l'immortalité des croyants : s'il s'agit de la mort naturelle, les chrétiens ne meurent-ils pas comme les Israélites sont morts dans le désert? et s'il s'agit de la mort spirituelle, les Israélites qui mangeaient la manne aurontils donc été damnés tous pour manque de foi ? La question ne se posait pas en ces termes pour les anciens commentateurs, qui se tenaient beaucoup plus près de la conception évangéli({ue. Les Pères ne trouvaient aucune difficulté à admettre que la masse des Israélites avait été damnée, et que la masse des chrétiens était sauvée : les Israélites étaient morts de toutes les façons dont on peut entendre la mort, mort naturelle, mort spirituelle, mort éternelle; et les chétiens devaient vivre de toutes les façons dont on peut entendre la vie, puis(jue la résurrection glorieuse réparait abondamment, en ce qui les concernait, l'effet de la mort naturelle. Il n'est donc pas tout à fait juste de dire que levangéliste joue sur le double sens du mot a mourir », l'appliquant aux Israélites dans le sens de la mort naturelle, et aux élus dans le sens de la mort spirituelle ' ; car la mort est pour lui un symbole complexe, comme le pain de vie et la vie elle-même. Aucun des éléments qui entrent dans ce symbole n'exclut les autres du discours, bien qu'il puisse y être plus apparent. Ainsi 1 on peut voir que la mort naturelle est au premier

ob causara panis ille de cœlo descendisset ; sed ut ostenderet quid inter vim atque naturam hujus et illius panis interesset, quod ille ne vitam quidem corpori ultra constitutum a natura tempus dare possit, hic vitara aeternam anirais etiam tribuat. » Maldoxat, II, 614.

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