‹ Études évangéliquesChapitre 217 sur 260 · Cor. xi · texte numérisé non relu

Cor. xi

Juifs ^ est préjuger l'objet du discours; et c'est méconnaître surtout le caractère du quatrième Évangile. On a cherché à démêler dans cet exposé deux courants d'idées : celui de Jésus, qui aurait expliqué aux Juifs comment il était le pain de vie par la foi, et celui de l'évangéliste, qui aurait surajouté l'idée de la mort expiatrice ^. Cette analyse introduit arbitrairement dans la doctrine johannique une incohérence qui ne s'y trouve pas, et par ces deux courants d'idées on ne fait que réduire à deux éléments incomplets un enseignement beaucoup plus large et parfaitement homogène. 11 est sûr, d'autre part, que les Pères qui ont conclu de ces paroles à la nécessité absolue de la communion pour les petits enfants baptisés ^, et que les théologiens hétérodoxes ^ qui en ont déduit la nécessité de la communion sous les deux espèces pour tous les fidèles, ou bien les théologiens catholiques qui, pour échapper à cette conclusion, se sont efforcés de nier ou d'atténuer ^ le sens naturel de ce passage, ont entendu trop étroitement la nécessité dont il s'agit. L'auteur ne pensait pas aux petits enfants quand il a proclamé la nécessité du baptême pour le salut; il ne pense pas davantage à eux quand il affirme la nécessité de l'eucharistie ; il n'entend pas non plus, en décrivant le mystère par ses deux éléments matériels, formuler un précepte de liturgie qui serait obligatoire pour les siècles des siècles ^. Les problèmes qu'on soulève à propos de

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