‹ Études évangéliquesChapitre 220 sur 260 · Marc, xiv, 22, et parallèles · texte numérisé non relu

Marc, xiv, 22, et parallèles

parce que l'évangéliste y attache une grande importance. Une analogie providentielle existe entre la manne donnée aux Israélites et la nourriture mystique des chrétiens. Mais quelle différence entre les deux! C'est toute la différence de la Loi et de l'Evangile. La manne nourrissait seulement le corps, comme aurait pu le faire un autre aliment, et n'avait aucune efficacité surnaturelle; tous ceux qui en ont mangé sont tombés dans la mort, et sans espoir de résurrection glorieuse. Le chrétien, au contraire, mange un pain vraiment céleste, vraiment vivant, et par cela même vivifiant pour l'éternité. L'antique symbole de l'arbre de vie est au fond de cette comparaison, qui porte directement sur la nature et l'effet des deux aliments, mosaïque et évangélique, mais n'implique pas contradiction de ce qui a été dit plus haut : « Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel. » Il n'est pas supposé ici que la manne soit venue du ciel autrement que le pain de vie * ; car il est acquis, depuis le commencement du discours, qu'elle ne vient pas du ciel. La conclusion ne se réfère pas seulement aux dernières paroles de Jésus, ou à l'assertion : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde » ; elle se rattache visiblement au début de l'entretien, aux déclarations concernant la manne, et recouvre par conséquent tout le discours.

Jésus, observe l'évangéliste, a dit cela en synagogue 2, prêchant à Capharnaum. » Le discours qu'on vient de voir aurait donc été prononcé dans une réunion ordinaire du culte juif. Le lecteur en est avisé après coup. Il est vrai que la fin de la notice : « prêchant à Capharnaum », peut insinuer que Jésus n'a pas prêché qu'une seule fois à Capharnaum, ni seulement en assemblée svnaerocrale. Mais le discours tout entier n'en est pas moins attribué à

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