‹ Études évangéliquesChapitre 230 sur 260 · Meyer-Weiss, Holtzmaxn · texte numérisé non relu

Meyer-Weiss, Holtzmaxn

4. Dans le quatrième évangile, sY,u.aTa signifie ordinairement parole d'enseignement.

cendantes qui vivent dans sa parole et qui vivent aussi par elles-mêmes. Les paroles s'identifient à l'idée, et l'idée à la réalité spirituelle; d'où il suit que les parolessont « esprit et vie ».

D'ailleurs, ce n'est pas la difficulté qu'ils trouvent à ce que Jésus leur enseigne qui rend les Galiléens incrédules ; c'est le manque de foi qui les empêche de comprendre. L'évangéliste le fait dire au Sauveur lui-même : « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas », et s'ils ne croient pas, c'est pour le motif qui a été indiqué plus haut *, parce que ce nul ne peut venir » à Jésus « à moins que le Père ne l'attire ». On a ici comme la contre-partie de ce que le Christ dit à Simon, dans le premier Evangile ~, sur ce qui lui a été révélé par le Père céleste, non par « la chair et le sang », au sujet du Messie. Comme on va retrouver la confession de Pierre sous une forme adaptée à l'Evangile johannique, il est probable qu'on en a déjà un écho en cet endroit. Les Juifs parlent selon « la chair et le sang » de ce qu'a dit le Christ sur sa chair et son sang; ils ne sont pas instruits par le Père touchant la vérité, l'esprit, la vie, qui sont dans cette chair et ce sang divins. Pas plus en ce passage que précédemment l'auteur n'entend disculper les Juifs et dégager leur responsabilité par rapport au défaut de leur foi ; il s'efforce de parer comme il peut à une objection qui se rencontre dan& Celse ^, et que l'on faisait certainement déjà de son temps : comment le Messie, le Fils de Dieu a-t-il eu si peu de succès parmi les siens ; est-ce que sa parole n'aurait pas dû être autrement persuavive et conquérante qu'elle ne l'a été? L'évangéliste répond que cet insuccès était dans l'ordre de la Providence, et pour que la personne et le rôle du Sauveur ne semblent pas diminués par

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