‹ Études évangéliquesChapitre 233 sur 260 · Cf. VI, 63 et · texte numérisé non relu

Cf. VI, 63 et

3. Cf. VI, 64-65, et 70-71, où il y a quelque confusion entre le grand, cercle de l'auditoire galiléen et le petit cercle des Douze.

l'on n'en ait rien dit. Jean ne doit pas se référer aux Synoptiques, car il ne considère pas son livre comme un supplément des Evangiles antérieurs, mais à une donnée historique si vulgaire qu'il n'a pas songé même à en marquer le point de départ. Ajoutons qu'il s'intéresse peu au collège des apôtres en tant que groupe, mais à telles personnes qui y ont appartenu ; s'il parle des Douze, c'est pour faire droit aune tradition dont il ne lui était pas possible de s'écarter, et parce que les Douze figurent pour lui le groupe des croyants. Se voyant abandonné de tous ceux qui naguère le suivaient avec tant d'ardeur et d'enthousiasme, Jésus dit aux Douze : (( Vous aussi, voulez-vous partir? » Cette question n'exprime pas un doute sur leurs dispositions, ni la proposition d'un choix à faire, mais une invitation à manifester la foi qu'ils doivent avoir \ et qu'ils ont tous, sauf Judas. C'est la question des Synoptiques ^ : « Et vous, que dites-vous de moi ? » transposée et adaptée au cadre johannique. L'opinion du peuple, dont Jésus s'informe d'abord, d'après le récit de la Synopse ^, est établie ici par les faits précédemment racontés ^. L'interrogation se fait donc uniquement pour les disciples. Le Christ johannique n'a pas besoin de renseignements sur ce qui se passe dans le cœur des hommes; mais il faut que les apôtres connaissent le privilège de leur vocation. Simon-Pierre répond pour tous, comme dans les Synoptiques, et il dit: « Seigneur à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle? » Les apôtres ne sont pas comme la foule qui vient de déserter l'Évangile; ils n'ont pas l'intention de s'en aller; ils reçoivent comme parole de vie, donnant la

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