‹ Études évangéliquesChapitre 234 sur 260 · Marc, viii, 27, el parallèles · texte numérisé non relu

Marc, viii, 27, el parallèles

4. Notamment par vi, 14, où « le jirophète » peut être en rapport avec Marc viii, 28.

vie éternelle et y conduisant, la parole que les autres ont trouvée dure et insupportable ; ils ne s'arrêtent pas davantage à l'origine terrestre de Jésus, et sans demander comment le « fils de Joseph » peut être le pain de vie descendu du ciel, ils disent, par la bouche de Simon : « Pour nous, nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu *. » Les apôtres savent, parce qu'ils croient ; les autres ne savent pas, ne comprennent pas, parce qu'ils ne croient pas -. Les apôtres ont commencé par croire à la parole de«Jésus, et ils ont ensuite expérimenté, par tout ce qu'ils ont vu et que leur foi les mettait à même de bien entendre, ce qu'ils avaient cru d'abord, à savoir que Jésus était le Messie, mais le Messie au sens du quatrième Evangile, le Christ sanctifie par l'esprit divin, par le Verbe incarné en Jésus. L'auteur ne veut pas dire que la foi des apôtres ait été progressive, débutant par la croyance commune du Messie pour s'élever à 1 idée proprement évangélique ^. Ce n'est pas cette conception historique dont Pierre est l'interprète. Si la foi que les apôtres ont eue n'était que la foi au Messie juif, les autres Galiléens l'auraient eue aussi. L'auteur ne fait aucune distinction entre Tobjet de la croyance et celui de la connaissance dont il est question pour les apôtres. La formule authentique de la confession de Pierre ^ est toute johannique, bien que les termes choisis puissent, dans la bouche de l'apôtre, être pris pour synonymes de

1. ^ . 69. xxl "?;«.£;; -sncTEÛxajJLEV xal ivvwxaaîv o-'. clt zi 'o àv'.o; to-î htoZ. Les parfaits marquent la durée, l'habitude de la foi.

2. a L'intelligence qu'ils avaient d'un si grand mystère n'était pas nouvelle, mais fondée sur la certitude de leur foi ; comme le refus des autres disciples à recevoir ce que le Fils de Dieu leur avait dit sur l'eucharistie n'était venu que du défaut de cette foi et de ce qu'ils ne croyaient point en lui. » Sacy, 295. A un autre point de vue, l'intelhgence confirme la foi : cf. xvii, 8; I Jean, iv, 16.

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