‹ Études évangéliquesChapitre 235 sur 260 · D'après les mss. nBCDL · texte numérisé non relu

D'après les mss. nBCDL

« Fils de Dieu » ; mais il faut plutôt regarder la pensée de l'évangéliste et interpréter ce texte par ce qui est dit plus loin de «. celui que le Père a sanctifié * ». Dans plusieurs témoins ^ cette formule a fait place à celle des Synoptiques : « Le Christ, Fils de Dieu, »

Gomme l'évangéliste a rapporté à la première rencontre de Simon avec Jésus l'attribution du nom de Pierre, il n'a pas retenu la félicitation directe et personnelle qui est donnée dans Matthieu au prince des apôtres; mais il en garde l'idée, car la réflexion du Sauveur : « Ne vous ai-je pas choisi douze? » rappelle implicitement que l'élection des apôtres n'est pas un fruit de leurs mérites et que ceux qui sont dignes de cette vocation tiennent du Père la foi qu'ils ont au Fils. Cette idée, suffisamment exprimée plus haut, et sans doute par une réminiscence du premier Evangile ^, est simplement indiquée en cet eVidroit, l'auteur étant d'ailleurs préoccupé de ce qu'on lit ensuite, dans les Synoptiques, touchant l'annonce de la passion. « Et l'un de vous, ajoute le Sauveur, est un démon ^ », paroles qui s'appliquent au traître Judas, et qui dirigent l'esprit du lecteur vers la passion considérée par son côté odieux, comme le crime de la trahison judaïque. L'idée de la passion ayant été insinuée précédemment en connexion avec la doctrine de l'eucharistie, et l'évangéliste se refusant, après Luc, à dire que cette idée a été d'abord un scandale pour les apôtres eux-mêmes, c'est la trahison qui représente la perspective de la passion, et c'est Judas qui, par un échange assez significatif et qui en dit plus long que les plus savantes considérations des critiques sur la méthode de l'auteur, reçoit l'cpithète de

2. Grec reçu, Vulgate, nombreux mss., et déjà la version syriaque du Sinal.

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