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une proposition antécédente : « Parce qu'il savait l'heure venue », et sert à expliquer pourquoi Jésus fît alors ce qu'on va dire. Le second introduit la proposition principale, et doit expliquer pourquoi Jésus témoigne à ses disciples un si grand amour. Le passage « du monde au Père », de l'humilité terrestre à la gloire céleste, est, en résumé, le thème de la consolation que Jésus va donner aux siens, tant il est vrai que le quatrième Evangile n'a qu'un style pour les récits et pour les discours, pour l'auteur et pour ceux que l'auteur fait parler. Jésus avait aimé « les siens », c'est-à-dire ses disciples, qui représentent, dans le groupe des Douze, Tensemble de tous ceux qui croiront après la résurrection; et comme l'amour des siens avait inspiré toute sa conduite depuis son incarnation, ainsi l'inspira-t-il encore à cette heure solennelle. Jésus aima les siens « jusqu'à la fin ^ », soit jusqu'à la fin de sa carrière terrestre, soit jusqu'au dernier terme de l'amour, et peutêtre faut-il entendre les deux à la fois, le comble de l'amour au terme de l'existence. Ce grand témoignage d'amour n'est pas seulement le lavement des pieds, mais tout ce que Jésus a fait et dit en cette soirée mémorable, tout ce qui se lit dans les chapitres xiii-xvn, auxquels le premier verset du chapitre xiii sert d'introduction générale. La passion n'y est pas visée directement, puisqu'elle a lieu le jour et non la veille de la fête ; mais on ne peut pas dire qu'elle soit exclue de la perspective, non plus que l'eucharistie-, attendu que tout ce qui va être raconté tend à montrer la véritable signification de cette mort et à en recommander, dans le mystère de l'agape sacramentelle, le souvenir et l'imitation.
Ce qui vient ensuite est l'introduction particulière au récit du lavement des pieds. « Un repas avait lieu. » Sur