‹ Études évangéliquesChapitre 247 sur 260 · HOLTZMANX · texte numérisé non relu

HOLTZMANX

2. ScHANz, 452; Knabenbauer, £'f. Johannis, 401 : avant l'eucharistie. S. Thomas d'Aguix (cf. S. th. 3 p. q. 81, a. 2 ad 3J : après l'eucharistie. Cf. supr. p. 314, n. 2.

3. Marc, x, 42-45; Matth. xx, 25-28; Luc, xxn, 24-27, combiné avec XII, 37.

pouvait remplacer les paroles tragiques : « Ceci est mon corps. Ceci est mon sang. » D'ailleurs, le repas lui-même, avec les discours et prières qui suivent, appartient au symbole et doit suppléer à Finsuffisance du lavement des pieds considéré à part. Si le lavement des pieds représente mieux le service d'amour, le repas, l'instruction et l'action de grâce éveillent plus directement la pensée de l'eucharistie. Il semble seulement que l'évangéliste ne distingue pas le repas commun, Tagape, de la bénédiction spéciale du pain et de la coupe, à laquelle se lie le sacrement ; on peut croire qu'il décrit la dernière cène conformément à l'usage eucharistique de son temps ; dans saint Paul ^ aussi, et dans \cIl Didaché^^ l'agape et l'eucharistie ne font qu'un.

L'action de Jésus est décrite avec précision pour certains détails qui doivent avoir une signification particulière. Le Sauveur se lève de table et ce dépose ses vêtements ^ ». Cette expression fait songer à la vie qu'il va déposer aussi pour la reprendre ^. On ne peut guère penser à la gloire qu'il a quittée en se faisant homme, vu que l'auteur ne regarde pas l'incarnation du Verbe comme un abaissement réel. Le costume des gens du peuple comportait deux pièces principales, la tunique et le manteau; les riches avaientdeuxtuniques,et le manteau pardessus. Jésus quitte le manteau, ne garde que la tunique, ainsi que faisaient les serviteurs et les ouvriers, dans l'accomplissement de leur besogne. Il prend un linge et se l'attache à la ceinture. Il est bien difficile de ne pas voir dans ce linge la figure du linceul dans lequel le Christ fut enseveli ''. Jésus verse

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