‹ Études évangéliquesChapitre 28 sur 260 · JiJLICHER, II · texte numérisé non relu

JiJLICHER, II

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éterael; le roi viendra voir ses convives, le jugement de Dieu s'exercera sur ceux qui font profession de christianisme, et malheur à qui n'aura pas la robe nuptiale, la vraie justice qui convient à son état! Il sera jeté en enfer par les servants K les anges qui assisteront le grand Juge. Les ténèbres extérieures, les pleurs et les grincements de dents signifient expressément la peine de Tenfer, et l'on peut dire qu'à la fin du récit il n'y a plus d'allégorie. La sentence : « beaucoup d'appelés, peu d'élus * », qui sert de conclusion, ne se relie pas bien à la parabole; car si les appelés sont les premiers invités, il n'y a pas d'élus parmi eux ; et si ce sont les convives pris dans la rue, tous sont élus, sauf un seul. Mais l'évangéliste a voulu surtout faire entendre à ses lecteurs chrétiens qu'il ne suffit pas d'être appelé pour être élu. La physionomie générale du récit devient ainsi tout autre que dans Luc : c'est toujours le judaïsme qui est exclu du festin, mais la masse élue ne s'oppose pas à la masse réprouvée comme pauvres à riches; les vrais justes s'opposent aux faux justes, et si parmi les disciples de la vraie justice, il s'en trouve qui ne l'aient pas réellement, ils seront aussi jetés dehors, en enfer; la réprobation des Juifs a été figurée par la destruction de la ville, mais l'élection des gentils nest pas autrement signifiée par la suite ; Matthieu a l'idée d'une révolution morale, la substitution des justes d'action aux justes de nom ^. L'épisode final est surajouté à la parabole. Quelques-uns ont pensé que ce pouvait être un débris d'un autre récit. ^ C'est une leçon de morale ecclésiastique qui est

1. Les Staxôvot du v. 13 se distinguent des SouXot qui ont fait les invitations. Comparer la distinction des serviteurs et des moissonneurs dans l'Ivraie, xiii, 27, 30.

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