‹ Études évangéliquesChapitre 35 sur 260 · JiJLICHËR, I · texte numérisé non relu

JiJLICHËR, I

"les paraboles de l'évangile 33

comme il s'exerce surtout dans la description, il fait moins de tort aux récits que Matthieu, qui s'exerce dans l'interprétation K

Luc possède un assez grand nombre de paraboles qui ne sont pas dans Matthieu, et réciproquement le premier Évangile en a quelques-unes qui ne sont pas dans Luc. Non seulement cette circonstance ne prouve rien contre l'authenticité des paraboles en question, mais on n'en doit pas même conclure que ces paraboles ne viennent pas d'une source commune, et que les deux évangélistes ne les ont pas connues toutes. On a vu comment Matthieu a coupé la parabole des Cent brebis et négligé la parabole des Dix drachmes, en en utilisant un seul trait. L'omission de l'Enfant prodigue, du Samaritain, du Pharisien et du publicain, peut dès lors s'expliquer par ses tendances personnelles. De son côté, Luc, qui ne raconte pas les Dix vierges, paraît exploiter cette parabole en un endroit ^ où il utilise aussi à sa façon la sentence : « beaucoup d'appelés, peu d'élus ^ », la comparaison de la porte étroite ^, et la parole sur les derniers qui deviendront les premiers ^. Il convient d'admettre que les deux évangélistes ont eu à leur disposition le même ensemble de matériaux traditionnels, sous réserve de la distribution spéciale de ces matériaux, des additions rédactionnelles, et des exceptions qui pourraient être faites pour tel ou tel cas particulier'.

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