‹ Études évangéliquesChapitre 37 sur 260 · Jean, xv · texte numérisé non relu

Jean, xv

3. Jean n'emploie pas le mot Tzapapolr^, mais TCapot[xta, sans doute comme équivalent (Jijlicher, I, 44), conformément au langage des Septante.

4. Cf. Jean, xvi, 25, 29, et noter que irapoiixta vient en antithèse avec ce qui est dit ouvertement, èv ita.o^r^ciT..

et ses allégories. Aurait-il écarté la parabole comme inférieure à son idéal de gnose parfaite, qui n'aurait pas admis un enseignement exotérique, les paraboles, pour la masse des Juifs, et un enseignement ésotérique, Texplication des paraboles, pour les disciples *? Il est permis d'en douter. L'idée d'un double sens correspond assez bien à celle d'un double enseignement, et le quatrième Evangile est fondé sur le principe du double sens : Jésus est censé dire en figure, devant les Juifs et devant les disciples, des vérités spirituelles qui ne deviendront intelligibles que pour les enfants de Dieu, quand l'Esprit leur aura donné de les entendre -. C'est une conception très analogue à celle de Marc, qui voit dans la parabole un récit mystérieux que les Juifs ne peuvent comprendre, et que les disciples eux-mêmes n'entendent pas avant que Jésus le leur ait expliqué. Jean a pensé garder le genre parabolique, bien que son allégorie n'ait pu s'accommoder aux anciennes paraboles. Il n'en a retenu, pour ainsi dire, que les étiquettes: berger, lumière, vigne, époux. Il ne s'est pas risqué à tourner ses allégories en forme de récits, et ce ne doit pas être uniquement parce que ses récits sont des allégories; c'est parce qu'il aurait été trop gêné par l'imitation des anciens modèles. Toujours est-il que le plus personnel des évangélistes n'a pas essayé de créer une seule parabole; il n'a fait qu'exploiter la tradition synoptique, en en brisant les cadres. Ce n'est pas chez lui qu'il faut chercher la notion historique de la parabole.

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