Cf. Jeax, XIV, 26; XVI
aux Hébreux ' où il s'entend, au sens de figure typologique, de l'Ancien Testament, il n'est employé que dans les Synoptiques. Là il désigne certaines parties des discours de Jésus et le mode de son enseignement : on dit que le Sauveur « parlait en paraboles ^ », et on rapporte les paraboles qu'il a prononcées. Les évangélistes, en appliquant indifféremment ce mot aux proverbes, comparaisons et récits ^, n'éprouvent pas le besoin d'en définir la signification, qu'ils supposent connue par ailleurs. Pour eux, l'acception est la même que celle de la version des Septante, où « parabole » correspond ordinairement à l'hébreu mashal ^, nom qui est encore celui des paraboles talmudiques. Mais le mot hébreu a un sens élastique et une étymologie discutée^. Il désigne aussi bien les Proverbes de Salomon que des dictons satiriques, et les oracles de Balaam. L'idée de comparaison peut rendre compte de ses différents emplois. La littérature des Proverbes est presque toute en distiques formant comparaison ; la loi de la poésie hébraïque est le parallélisme, qui se fonde également sur la comparaison, par la symétrie des idées, des propositions et du rythme; une comparaison est au fond du fameux dicton ^' : « Est-ce que Saûl