‹ Études évangéliquesChapitre 40 sur 260 · I Sam. x · texte numérisé non relu

I Sam. x

LES PARABOLES DE l'ÉVANGILE 37

est aussi parmi les prophètes?» Et c'est encore par comparaison que l'on dit d'un homme ou d'un peuple qu'il devient mashal^ étant cité en exemple, par manière de risée *. Mashal vient souvent en parallélisme avec chida -, « l'énigme ». L'analogie résulte de ce que l'énigme est fondée aussi sur une comparaison ; mais le mashal n'est pas l'énigme, et ce n'est pas un discours mystérieux, c'est une sentence offrant un sens complet, par voie de comparaison explicite ou implicite. Dans la littérature deutérocanonique de l'Ancien Testament, la confusion se fait entre la parabole et l'énigme ^; mais ce n'est pas raison pour que Jésus, étranger aux spéculations et au langage des écoles, ne s'en soit pas tenu à la signification ancienne et populaire du mashal. On a vu cependant que les évangélistes ne l'entendent pas ainsi, et que, pour eux, la parabole est une sentence complète, ayant forme de comparaison, avec un sens profond *. Ils n'ont pas fait de spéculations sur la nature des paraboles, et si leur idée diffère en quelque chose de celle de Jésus, ils ne s'en seront pas aperçus. Toute la question est de savoir si les paraboles ont eu réellement ce caractère mystérieux qu'ils leur attribuent. La parabole du Semeur a paru mystérieuse, parce que l'on ne croyait pas que le semeur fût un paysan, ni la semence un grain. Celui qui ne comprenait que le récit n'avait pas l'intelligence de la parabole. Est-il vrai que le semeur était Dieu ou le Christ, et la parole l'Evangile?

A prendre les paraboles dans leur ensemble, et avant même d'en avoir analysé critiquement le texte traditionnel, il paraît évident que les récits paraboliques ne sont

Page 1