‹ Études évangéliquesChapitre 41 sur 260 · JiiLicuER · texte numérisé non relu

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rien moins que des allégories profondes; ce sont, pour la plupart, des comparaisons développées, des apologues avec application morale, dont la portée réelle ne dépasse pas la signification apparente. Et quand on a examiné de près celles qui contiennent des traits visiblement allégoriques, on ne peut guère s'empêcher de conclure que l'allégorie est unélément surajouté à une fable qui était faite pour être entendue au sens propre, et ne recelait aucune vérité inaccessible à l'intelligence de ceux à qui elle a été d'abord adressée. Si déconcertant que ce fait puisse paraître, il est absolument conforme à la nature des choses et aux vraisemblances de l'histoire.

L'allégorie est une suite de métaphores par laquelle on signifie autre chose que ce que l'on dit. La métaphore, élément constitutif de l'allégorie, n'est pas la comparaison, bien que les deux se fondent sur l'analogie qui existe ou qui est supposée entre deux objets différents. La comparaison éclaire un de ses termes, moins connu, par le rapport explicite qu'elle établit entre ce terme et un autre qui est plus connu. Ainsi le conseil : « Soyez prudents comme des serpents^ », suppose que l'auditeur a une idée plus nette de ce qu'est la prudence du serpent que de ce que doit être la prudence humaine, et on l'invite à s'instruire de celle-ci par celle-là. La métaphore applique, sans autre avertissement, le nom et la qualité d'un objet à un autre objet, à raison d'une analogie qui n'estpas exprimée. Quand Jean-Baptiste et Jésus appellent les pharisiens : « race de vipères '^ », ils ne disent pas pourquoi, et le motif de l'apostrophe est à deviner. A la différence de la comparaison, qui éclaircit une idée par une autre, la métaphore accentue l'idée qui est au* fond de l'image employée analogiquement, mais elle ne

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