‹ Études évangéliquesChapitre 43 sur 260 · Jean, iv · texte numérisé non relu

Jean, iv

par tous les raisonnements et les remarques critiques, la dislance qui est entre l'Evangile vivant dans l'histoire et l'Evangile vécu dans la méditation; on comprendra comment la comparaison et la parabole sont à leur place dans le premier, et l'allégorie dans le second.

Le Christ synoptique procède par comparaisons, et il présente ses paraboles comme des comparaisons. H est impossible de fixer une limite entre la comparaison et la parabole. Jésus fait une comparaison, quand il dit * « Qui d'entre vous, si son fils lui demande du pain, lu donnera une pierre, ou, s'il lui demande un poisson, lu donnera un serpent ~ », en arguant de cette conduite des hommes pour garantir, du côté de Dieu, l'exaucement de la prière. Mais il n'y a pas loin de cette comparaison à la parabole de l'Ami importun ~, où l'on montre aussi, par l'exemple d'un homme qui se laisse fléchir, après quelque résistance, qu'une prière constante doit avoir encore plus sûrement gain de cause auprès de Dieu. La formule si connue : « Le royaume des cieux est semblable à telle et telle chose ^ », ne conviendrait pas à des tableaux allégoriques. Elle n'invite pas à penser que le royaume est un grain qui pousse, un homme qui cherche des perles, ou dix jeunes filles qui vont à un festin de noces, mais qu'il en va, dans l'économie ou la préparation du royaume des cieux, comme dans le cas de ce grain, de ces hommes, de ces jeunes filles. La tradition historique impose aux évangélistes allégorisants cette formule qui exclut l'allégorie.

Si le sens littéral était inconsistant, on pourrait et devrait admettre l'allégorie, à condition pourtant, qu'elle

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