Luc, XI
3. ô->[xoicoôiri V] paatXet'a xwv oùpavtov (ou rou Osovî). La formule est de tradition primitive. Cf. Mabc, iv, 3; Matth. xiii, 31-33; Luc, xiii, 18-22.
fournît un sens mieux équilibré que la lettre, et qu'elle fût manifestement dans l'intention du récit. Mais ces conditions ne se rencontrent pas dans la plupart des paraboles. Leur sens propre est très clair et très satisfaisant ; on ne tombe dans l'incohérence que lorsqu'on cherche leur signification allégorique. L'histoire de l'exégèse rend témoignage de la confusion inextricable où mène le parti pris d'allégoriser les paraboles. Que trouver au delà de la lettre dans l'histoire du Samaritain ? Le Samaritain n'est ni le Christ, comme l'ont pensé les Pères *, ni saint Paul, comme l'ont dit quelques critiques de l'école de Tubingue * : c'est un bon Samaritain, qui, dans une occasion donnée, s'est montré plus charitable qu'un prêtre et qu'un lévite; son exemple tend à prouver qu'il faut juger du vrai mérite par la bonté du cœur, non par l'origine et la dignité des personnes. Il y a tout un groupe de paraboles où la comparaison est prise de faits qui ne sont pas imitables, et où l'interprétation allégorique mène tout droit à l'absurde. Telles sont l'Ami importun, la Veuve et le juge, l'Econome infidèle. Ni l'ami qui se plaint qu'on le dérange pendant son sommeil, ni le mauvais juge qui exauce la veuve pour se débarasser d'elle, ni le maître volé par son intendant n'ont qualité pour représenter Dieu, et ils ne le représentent pas. Ces paraboles ne sont que des comparaisons ; elles sont, comme telles, parfaitement morales, attendu que la morale d'une fable est dans sa conclusion, et que la conclusion de celles-ci est irréprochable. Elles signifient que Dieu, qui est bon, ne peut faire moins pour les siens qu'un homme vulgaire ou mauvais, et que le fidèle doit être aussi habile à préparer son avenir éternel que l'économe voleur l'a été à garantir son avenir temporel. Le sens des