‹ Études évangéliquesChapitre 49 sur 260 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

A. LoisY.

pièces; il l'a plutôt construite sur une parabole plus courte ou une comparaison authentique, non la parabole de la Semence ^ dans Marc ~, mais une parabole distincte, parabole de l'Ivraie, puisque Matthieu l'appelle ainsi ^, et qui était analogue à celle du Filet ^. Les deux sont parallèles et ont été développées de la même façon ; mais la parabole de l'Ivraie a été absorbée tout entière dans le commentaire allégorique, tandis que celle du Filet subsiste à côté de son explication. Cette parabole ^, en soi, n'était que la description d'une pèche : les pêcheurs ont jeté le filet ; quand le filet a été plein, ils l'ont retiré ; descendus sur le rivage, ils se sont mis à trier les poissons ; ils ont pris ce qui était mangeable, l'ont déposé dans des vases préparés, et ils ont jeté, sans autre soin, ce qui n'était pas bon. Ainsi en est-il du royaume céleste ; la séparation définitive des bons et des méchants se fera au dernier jour; la prédication de l'Evangile ne tend pas à constituer immédiatement une société de justes parfaits, mais à rassembler la masse sur laquelle s'exercera le jugement. Evangile et avènement du royaume sont des faits connexes, comme la pêche et le triage des poissons, l'un étant préliminaire à l'autre. Les pêcheurs ne figurent pas plus le Christ que les poissons en pot ne figurent les élus. Mais Matthieu l'entend autrement. « Le bon et le mauvais » représentent directement pour lui les bons et les mauvais chrétiens, distinction établie dans la parabole du Festin ^; le filet est l'Eglise, fondée par la prédication évangélique; la mer est le monde; le filet plein marque la fin des temps ; les pêcheurs jetant le

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