‹ Études évangéliquesChapitre 57 sur 260 · XIV, 1 fl, n · texte numérisé non relu

XIV, 1 fl, n

3. Supposé qu'il n'y ait pas d'autres trarispositions ou additions, xn, 1-11 pourrait se lire sans difflculté après xii, 38-44.

combinaison primitive, qui était déjà didactique, non historique, la parabole des Mauvais vignerons ait fait pendant à la parabole du Semeur avec son interprétation. Le Semeur, au commencement, expliquait l'insuccès de la prédication de Jésus aux Juifs; la Vigne, à la fin, expliquait le drame qui a clôturé le ministère du Christ. Le Semeur a été commenté, et la Vigne composée en vue de la place qu'on leur assignait, et pour les besoins de l'apologétique chrétienne. Il était dans l'ordre des desseins providentiels que les paraboles fussent obscures, pour coopérer à l'endurcissement des Juifs ; de même, la mort du Sauveur a été permise pour leur châtiment et pour la gloire du Christ. L'histoire des Mauvais vignerons n'est probablement pas à compter parmi les paraboles de Jésus ; c'est plutôt un produit de la tradition allégorisante qui s'est exercée sur les paraboles '.

Ainsi, parabole et allégorie sont deux choses essentiellement distinctes. Toutes les paraboles de Jésus, autant qu'elles nous sont parvenues avec des garanties d'authenticité, relèvent de la comparaison non de l'allégorie. Il va de soi que, dans une comparaison, les deux termes sont à prendre au sens propre, et aussi le point sur lequel porte la comparaison ; faute de quoi, le discours n'ayant pas de signification déterminée, l'esprit s'égare à la poursuite d'une chimère. Quand le retour du Christ est comparé à l'arrivée d'un voleur *, il n'y a pas à chercher en quoi le voleur peut représenter le Christ, ou comment le Christ peut être voleur; les deux termes de la comparaison ne sont intelligibles qu'à condition de rester distincts; l'objet de la comparaison est l'imprévu des deux visites, celle du voleur, terme connu, aidant à comprendre l'imprévu de la parousie, terme inconnu. Un des termes peut

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