‹ Études évangéliquesChapitre 63 sur 260 · Luc, xvin, 7-8 a · texte numérisé non relu

Luc, xvin, 7-8 a

pour déterminer l'objet des paraboles, rhistorien ne peut se régler que sur le caractère même des récits paraboliques, assuré que leur morale concerne des relations qui existent ou doivent exister dans le royaume de Dieu. Les paraboles ont un but pratique. Ce ne sont pas des instructions spéculatives sur le royaume et les conditions extérieures de sa réalisation; ce sont des argumentations d'ordre moral et qui s'adressent à la volonté '. Des allégories profondes, où l'intelligence aurait cherclié la clef des mystères, ne convenaient pas à cette fin. Une parabole qui aurait eu besoin d'explication aurait été aussi insupportable et inutile que l'est une comparaison qui a besoin d'éclaircissement. La parabole elle-même expliquait quelque chose, un devoir, et n'avait pas besoin d'être expliquée. Le Festin de l'Evangile n'avait pas plus besoin de commentaire que la Cigale et la fourmi. Rien que le mélange d'allégorie supposerait une préparation réfléchie de l'orateur, et l'intention d'étonner l'auditeur plutôt que celle de le toucher. La simplicité des paraboles convient donc à leur nature d'instructions morales et populaires. Ni Jésus ni ses paraboles ne sont diminués parce que chacune de ces fictions ne se rapporte qu'à l'illustration d'une seule idée, comme une fable ordinaire. Telle était la condition normale d'efficacité pour des instructions de ce genre. A vouloir les enrichir, on les prive de réalité. C'est au contraire la parfaite harmonie d'un petit récit, clair et homogène, où il n'y a rien de superflu, avec une leçon précise touchant le gouvernement de la vie, qui les fait vraies et qui les fait belles %

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