‹ Études évangéliquesChapitre 76 sur 260 · Cf. p. 84, n · texte numérisé non relu

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86 ÉTUDES ÉVAISGÉLIQLES

parle d'éloignement, les disciples viennent à lui pour l'interroger ^ S'ils sont avec Jésus dans la barque, ce sera une conversation du Maître et des disciples sous les yeux de la foule ; s'ils ne sont pas dans la barque, comment font-ils pour s'approcher PL'évangéliste a senti que le Sauveur ne pouvait pas se retirer, puisque le discours des paraboles n'est pas fini ; mais il n évite une contradiction explicite que pour tomber dans la contradiction implicite qui vient d'être signalée dans Luc, la foule semblant assister à un discours qui n'est pas fait pour elle, et que, selon la pensée même du narrateur, elle n'a pas dû entendre et n'a pas réellement entendu. Comme on veut développer la première réponse de Marc, la question des disciples porte sur les paraboles en général, non sur celle qui vient d'être dite. Il en résulte que, plus loin, le Christ expliquera le Semeur sans en avoir été prié. Bien que le genre parabolique ait été adopté par Jésus pour l'aveuglement d'Israël, Matthieu, d'accord avec Luc, ne croit pas que les paraboles soient inutiles relativement aux disciples; parce qu'il a été donné à ceux-ci de connaître les secrets du royaume, les paraboles leur seront interprétées ; il n'en est pas de même pour « ceux-là », c'est-àdire pour la masse des auditeurs, qui semblent séparés de Jésus par le cercle des apôtres^. Mais la réponse, n'est plus dans le sens de la question : les disciples ont demandé pourquoi Jésus débite des paraboles au peuple qui ne peut les comprendre, et la réponse fait entendre que les paraboles sont dites pour que, par leur explication, les disciples apprennent les secrets du royaume. Chez les évangélistes qui ont fait aux paraboles une large place dans leur recueil, l'histoire reprend ses droits, dans une

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