‹ Études évangéliquesChapitre 82 sur 260 · B. Weiss, Lehen Jesu, II · texte numérisé non relu

B. Weiss, Lehen Jesu, II

LES PARABOLES DE l'ÉVANGILE 95

après celles de l'Ami importun et du Mauvais juge ? sur le grand avenir du royaume, après celles du Sénevé et du Levain ? sur le bon emploi de la vie présente, après la parabole des Talents ? Quant aux intentions de Jésus, on ne croira pas qu'il ait subordonné systématiquement la proposition de ce qui était essentiel dans la notion du royaume, et qui était aussi fort élémentaire en soi, à une démarche que tous ses auditeurs ne pouvaient pas faire ; on ne voit pas bien ceux-ci venant l'un après l'autre demander un supplément d'instruction; et l'on voit encore moins celui qui a raconté la Brebis perdue et le Fils prodigue imaginer un moyen de tenir son auditoire à distance delà vérité. Les textes, d'ailleurs, répugnent à cette combinaison comme aux précédentes. Jésus ne parle pas pour provoquer les questions, et même, dans Marc, il blâme presque les disciples de l'avoir interrogé ' ; on ne dit pas qu il répondrait à tous ceux ([ui lui demanderaient des explications, et l'on fait plutôt entendre que ceux à qui les paraboles sont adressées n'ont aucun droit à en pénétrer le mystère ; les paraboles ne sont pas destinées à opérer une sélection qui est censée faite d'avance ; Jésus explique les paraboles aux seuls disciples, et rien ne fait soupçonner que d'autres auraient pu obtenir la même faveur ; l'explication leur est donnée, non pour récompenser leur question, mais parce qu'ils ont un droit antérieur à la connaissance de la vérité -. Toutes ces hypothèses des commentateurs sont artificielles, parce que la donnée évangélique Test déjà, et qu'on n'en peut rien tirer pour l'histoire de Jésus. Mieux vaut reconnaître quelle importe seulement à l'histoire de la tradition.

Les intentions réelles du Christ ne sont pas à chercher si loin. Les fables sont un moyen approprié à l'instruction

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