‹ Études évangéliquesChapitre 95 sur 260 · Matth. xxi · texte numérisé non relu

Matth. xxi

A. Loisv.

pardon, parce que l'on en a besoin, et constamment aussi on doit pardonner à son prochain K Dieu est comme ce maître -qui avait de nombreux serviteurs, etqui, sefaisant rendre des comptes, en trouva un qui lui devait une somme énorme; il avait voulu le faire mettre en prison, mais il s'était laissé toucher par ses supplications, et lui avait remis sa dette; il fut sans pitié quand il apprit que ce serviteur avait refusé de faire grâce à l'un de ses compagnons pour une somme insignifiante. Ainsi le royaume est pour ceux qui sont bons comme Dieu même. A la charité passive qui se manifeste dans le pardon doit se joindre la charité active, universelle aussi comme la bonté de Dieu. Un Samaritain compatissant vaut mieux qu'un prêtre et un lévite sans entrailles : la preuve en est dans l'histoire de l'homme que les voleurs avaient laissé à demi-mort sur le chemin de Jérusalem à Jéricho ^.

L'espérance du royaume exige l'organisation de la vie présente dans la charité : charité de Dieu et charité du prochain. Ce que doit être la charité du prochain, on vient de le voir. La charité de Dieu est faite d'humilité, de confiance et de bonne volonté. Dieu aime mieux un pécheur qui

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