Luc, XI
5. Luc, xviii, 1-8. Sur l'introduction, v. 1, cf. p. 63, n. 2. La para-
n'obtiendrait-on pas de lahonLé de Dieu ce qu'on obtient de l'égoïsme des hommes ?
il Faut savoir jouer le tout pour le tout, tout perdre pour tout gagner *. Ecoutez l'aventure de cet homme qui, un jour, trouva par hasard un trésor dans un champ qui ne lui appartenait pas. Il l'enfouit de nouveau promptement, et faisant argent de tout ce qu'il possédait, il acheta le champ pour se rendre maître du trésor; c'est ainsi qu'il devint riche avec peu de peine et de frais-. Le marchand de perles en fit autant ^; il avait découvert quelque part une perle de grand prix, et il vendit tout ce qu'il avait pour acquérir la perle; mais la perle valait bien des fois ce qu'il avait vendu. Pareillement, c'est acheter pour rien le royaume des cieux que de lui sacrifier tous les biens de ce monde, et il n'est pas de marché plus avantageux ([ue celui par lequel on échange ce qui a valeur dans le temps pour ce qui a valeur dans l'éternité^. N'estil pas vrai, au surplus, que nul ne peut servir deux maîtres "^ ? Si l'on veut servir Dieu, qu'on abandonne le service de Mammon ! Qu'on n'imite pas le riche insensé qui amassa tant de provisions auxquelles il ne goûta point ^ !
bole a dû être associée primitivement à l'Ami importun. Mais Luc a dû la trouver pourvue de son commentaire eschatologique, vv. 6-8 a (cf. supr. p. 64), et jointe par ce moyen au discours sur la parousie (xvii, 22- 37). La réflexion finale : « Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » doit être du dernier rédacteur, et témoigne moins le désir que la crainte du grand avènement. Jïjlicher, II, 288. Pour l'intelligence des vv. 7-8 «, cf. Ap. i, 1 ; vi, 1011; xix, 2; XXII, 6; .et pour le symbole que l'auteur de ce passage semble avoir trouvé dans la Veuve persécutée, Ap. xii.