ÉTUDES ÉVANGÉLIQUES D ee mm dm io 2 TE
le bien que les Hébreux, dans l’appellation des noms propres, avaient bien plus égard au sens de ces noms qu’à ces noms eux-mêmes et aux lettres dont ils se composaient. C’est à tort, semble-t-il, qu’on a fait dériver le mot Nazaraeus, dont se sert l’évangéliste, de nazir (saint, consacré) :
si telle était sa signification, il ne serait plus posdible de trouver la connexion que l'évangéliste signale entre ce mot et le nom de la ville de Nazareth: car ce n’est Pas un zuïn (z), comme dans nazir, mais un fsadé (ts), qui entre dans la composition hébraïque du nom de Nazareth (netser). * D’après le prophète Isaïe, comme nous le fait remarquer l’évangéliste, le divin Rejeton de la tige de Jessé”. Bethléémite devait donc fleurir à Nazareth de Galilée; en d’autres termes, il devait nattre à Bethiéem et croître à Nazareth.
Et c’est ainsi que l'Esprit-Saint nous ouvre de nouveaux horizons sur la signification de ses prophéties et verse sur elles
W Cf. Patriz., in Evangel., dissert, 37.
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des lumières qui peuvent nous donner quelque idée de leur profondeur, Par ces divins et inestimables spécimens d’interprétation prophétique qu’il nous donne si libéralemeut an début du Nouveau Testament, il semble avoir voulu nous initier aux mystères de l'Ancien, et nous apprendre à le regarder, selon la pensée de Bossuet, ® coxue plein de Jésus-Christ et toujours prêt, pour ainsi dire, à l’enfanter.
# Elévat., XIXe sem., 2e Elév,
Vie cachée de es à Nazareth Sa manifestation au Temple
(Luc, 17, 40-52) :
Eyo flos campi e‘ lilium convallium.
Je suis la fleur des champs et le lis des vallons.