SUR LES GUERRES CIVILES
QubÈ quô, scfletli ruitis, ttr
Vrrêtez! arrêtez! où courez-vous, barbares, Tous, le glaive niul dans la main .' Quoi, Neptune et ses bords avares
Ne sont-ils pas rougis d'assez de sang romain l
Encor, s'il eut coulé dans les murs de Carthage Aux feux latins abandonnés , Ou pour dompter l'Ebre et le Tage,
Ou traîner au sénat cent Bretons encbaînés !
Mais non (et pour le Parthe, ô Rome, quelle joie ! ) Dans ton sein ton bras s'est plongé.
L'ours de l'ours ne fait pas sa proie,
Le tigre ne meurt point par le tigre égorgé.
Romains , qui vous égare? est-ce un démon farouche,
Le crime, une aveugle fureur?
Parlez ils se taisent. Leur bouche
Tremble; leur front stupide a pâli de terreur.
jN'en cloutons plus : Rémus , victime fraternelle , Dénonça Rome aux Dieux puissans De qui la vengeance éternelle
Poursuit le meurtrier dans ses fds innocens.