SUR LE CHATEAU D ECOUEN
Revoyez ces lieux pleins de charmes, Où, tremblant d'espoir et d'alarmes,
(.. château «lait consacre à l'insl oDd< jeunes DU ■! n d'IIonnei
>ant la maison royale de Sainl Denis.
B> 218 <% Votre mère, un jour, vous mena
En larmes , Et revint, appelant: Anna !
Anna !
Venez , montrez-nous votre place , Dans la chapelle et dans la classe, Et le ruisseau qui vous servant
De glace , Vous vit rieuse, et bien souvent
Rêvant.
IN 'est-ce pas à cette fenêtre,
Les soirs, avant de nous connaître,
Que vous chantiez un chant d'amour,
Peut-être ?
Et les oiseaux restaient le joui- Autour.
Voyons la chambre calme et sombre, Où, parmi vos sœurs en grand nombre,
La Lune glissait doucement ,
Dans l'ombre, Pour baiser votre front charmant ,
Dormant.
Où donc est la salle profonde
Qui vous applaudit, jeune et blonde ,
Quand le guerrier qui gouverna
Le monde , Comprit vos yeux et devina
Anna.
Là, brillaient d'une même flamme, Votre esprit , vos regards , votre âme : Là , vous mettiez les cœurs en feu ,
Madame ; Tout change hélas ! en temps et lieu.
Fort peu .