‹ Études françaises et étrangeresChapitre 56 sur 67 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

C'était une douce habitude Celle de vous voir tous les jours.

Hélas ! chaque chose a son cours ; Tout fuit : gloire , plaisir, étude ,

Amitié même les amours. —

Mon âme entière à votre perte , Où fixer mes yeux et mes pas , Parmi cette foule déserte Où , demain , vous ne serez pas !

Ils me disent qu'il faut sourire Aux fleurs , sourires du printemps Que l'hirondelle et le zéphyre Doivent, jusques à dix-sept ans ,

Rajeunir mon cœur et ma lyre

Mais je vois tout, sans y songer, Le soleil y perd sa puissance , Et je ne sais qu'à votre absence Combien les jours vont allonger.

Mais 1SS9.

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