‹ Études françaises et étrangeresChapitre 64 sur 67 · LE POÈTE · texte numérisé non relu

LE POÈTE

Par vos cheveux , encore humides des naufrages ,

Vieux nocher, averti des embûches des flots,

Vous prêchez le rivage aux jeunes matelots!. ..

Mais les Grâces n'ont point mes soupirs; d'autres belles,

Les Muses, à mes vœux se dérobent rebelles:

Car les Muses , ainsi que les Grâces , leurs sœurs ,

Ne cèdent qu'à regret , de tardives douceurs ;

Elles veulent aussi qu'on pâlisse pour elles ,

Et chastes , pour finir d'amoureuses querelles ,

Cherchent la grotte sombre et les bosquets touffus ,

Où s'en vont de la vierge expirer les refus.

LE VIEUX PATRE

Quoi ! tu serais (quel fut mon aveugle délire! ) De ces mortels divins , de ces rois de la lyre , Dont la bouche abondante en sons mélodieux , Accoutuma la Grèce au langage des Dieux ! . . Et moi qui t'arrêtais à mes conseils profanes ! Pardonne , l'ignorance habite nos cabanes ; Votre Homère jamais n'a chanté parmi nous... Pardonne au vieux pasteur qui tombe à tes genoux.

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