CHAPITRE III. I.i
d'évolution. La description que je vais faire du tubercule le démontrera davantage encore.
11 semble, au premier abord, que, le pus étant liquide et le tubercule solide, il soit impossible d'établir entre eux aucune comparaison. Au point de vue de la médecine, cette différence pbysique n'est peut-être pas très-considérable. Il est vrai de dire, cependant, que la dureté d'un amas de granulations tuberculeuses étant le résultat de leur adhérence assez solide au moyen d'une substance compacte sans forme histologique bien déterminée, sorte de territoire intercellulaire pauvre et ratatiné, cet amas de granulations dures, chétives et confluentes, rapprocherait un peu les- tubercules des tumeurs. Mais si on réfléchit à la fragilité organique excessive de ce moyen d'union, à la désagrégation naturelle et au ramollissemeut si faciles de cet amas de petites cellules dépourvues de toute circulation et de tout apport nutritif, on voit qu'il n'y a là que l'apparence d'un tissu, et le plus faible minimum de vie propre. Le tubercule est presque mort en naissant.