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Histologie du tubercule. Son analogie avec les éléments normaux des ganglions lymphatiques. Son siège. Sa naissance. Son évolution. Sa mort. C'est une production essentiellement lymphoïde.

Le tubercule est essentiellement constitué par une cellule embryonnaire immédiatement arrêtée dans son développement, puis atrophiée, et réduite à son degré le plus misérable d'organisation et de vitalité. Si tout élément organique dévié et malade a son homologue dans les éléments et les tissus sains, c'est aux cellules et aux corpuscules des ganglions lymphatiques sains, que les cellules des granulations tuberculeuses ressemblent le plus. Histologiquement, la si-

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militude entre ces deux sortes d'éléments est extrême, et l'on a vraiment de la peine à les distinguer. Virchow, qui signale celte analogie, en fait remarquer avec raison, en ces termes, une autre non moins importante: « Comparez, dit-il, les cellules que je considère comme constituant le grain tuberculeux, avec un tissu normal du corps humain, vous verrez que ces cellules ont la plus grande analogie avec les éléments des ganglions lymphatiques, analogie qui n'est pas accidentelle ou indifférente, car depuis longtemps la prédisposition du ganglion lymphatique à la transformation caséeuse est connue. Les anciens ont dit depuis longtemps que la constitution lymphatique prédispose aux tubercules (1). »

On ne peut nier, en effet, que cette dernière analogie ne confirme la première déjà si légitime, et n'autorise à regarder le tubercule comme une production lymphoïde, ou un dérivé morbide des tissus lymphatiques. C'est aussi l'opinion de Foerster; et les excellentes figures données par Frey le montrent clairement (2). J'ai dit « un dérivé des tissus lymphatiques », car je divise l'appareil lymphatique entier en trois parties : les ganglions, les vaisseaux et les tissus blancs lymphatiques, qui sont les tissus conjonctifs. Je ne parle pas des éléments lymphatiques disséminés dans plusieurs régions de membranes muqueuses. Or, c'est dans les tissus conjonctifs, que l'appareil lymphatique a ses racines et prend naissance. Ces tissus et leurs éléments, dans le réseau desquels naissent les vaisseaux blancs, sont les agents propres et immédiats de la nutrition. C'est en eux et à leurs dépens, que se forment les tubercules; c'est dans leurs équivalents histologiques, les tissus épithéliaux, et à leurs dépens, que se forment aussi les équivalents pathologiques du tubercule, je veux

(1) Pnihohg. cellulaire, p. 103.

(2) Traité d'histologie et d'hislochimie, traduction de Spillmann, p. 490, et suiv.

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