‹ Etudes générales et pratiques sur la phthisieChapitre 6 sur 83 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

à ma manière de concevoir La généra lion du tubercule et de la Phthisie.

Que des parasites végétaux, des microphytes, le microphyte du tubercule, si l'on veut, répandus à profusion dans l'atmosphère, ne se développent que lorsqu'ils rencontrent, dans les poumons ou ailleurs, les conditions de territoire favorables à leur éclosion, qu'estce que cela fait à la question qui nous occupe? Ces parasites ne se manifestant que chez les sujets auxquels il ne manque qu'eux pour se tuberculiser; les conditions de la tuberculose étant toujours les mêmes, et ne pouvant être autres que ce qu'elles sont; le parasite n'y ajoutant et n'en retranchant rien, on ne voit pas très-bien en quoi l'étiologie de la Phthisie s'en trouverait très-modifiée. Au point de vue pathogénélique, comme au point de vue pratique, rien ne serait changé dans la Phthisiologie : il n'y aurait qu'un parasite de plus.

Qu'y aurait-il surtout de différent dans la prognose et dans le traitement? Rien, puisqu'après tout, il ne s'agirait, pour la médecine, que d'empêcher l'organisme d'arriver à cet état d'imminence spéciale de la tuberculose où le parasite n'aurait plus qu'à faire éclore le tubercule, et qu'on ne pourrait exercer aucune influence sur le parasite lui-même.

Quand une hypothèse conduit à l'absurde ou au stérile, elle tombe évidemment d'elle-même. Les mucédinées qui forment le muguet, les productions qui

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